05 septembre 2007
La réduction des GES par l'éolien : une illusion
LA PRETENDUE REDUCTION DES EMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE PAR L’ENERGIE EOLIENNE :UNE IMPOSTURE
Irréalisme de l’objectif de 21% d’électricité par énergies renouvelables en 2010
La vérité « officielle » inlassablement martelée par les pouvoirs publics et les medias qui les relaient complaisamment est : l’énergie éolienne permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre (CO2, méthane, CFC...). Donc est une arme efficace pour combattre le réchauffement climatique, dont les gaz à effet de serre (GES) sont (officiellement) désignés comme responsables.
En effet, une éolienne en produisant de l’électricité ne dégage pas de CO2 ni d’autres GES, contrairement aux centrales thermiques « classiques » à énergies fossiles (charbon, fioul, gaz).
Ce qui n’est pas contestable.
Donc (selon le raisonnement officiel et du lobby éolien), en développant au maximum l’électricité éolienne (et d’autres énergies renouvelables), on va progressivement remplacer les centrales thermiques coupables d’émissions de GES, ce qui va enrayer (théoriquement) le réchauffement climatique.
Selon le programme défini à la suite de la directive européenne de 2001 fixant un objectif de 21% d’électricité produite en 2010 par les énergies renouvelables et de la loi de 2000, la France a donné la priorité à l’éolien, auquel sont consacrés la majeure partie des crédits publics pour le développement des énergies renouvelables.
On construit donc à toute allure un peu partout dans l’Hexagone des parcs éoliens de plus en plus monstrueux afin d’atteindre une puissance installée éolienne globale de 14000 MW en 2010.
(Elle est de 1100 MW fin août 2007).
Correspondant à une puissance électrique réellement produite de 14000/5 = 2800 MW.
La puissance électrique de pointe totale consommée en France en 2007 est d’environ 90 000 MW et croît de 3% par an. En 2010 elle devrait donc être de 93000 MW.
La puissance électrique éolienne réellement produite en France en 2010 représentera alors un pourcentage de 2800 / 93000 = 3,01% de la puissance électrique totale de pointe consommée en France en 2010.
Et non 5% comme on le lit souvent.
Selon les statistiques officielles (notamment d’EDF, voir le « Guide Energie et Environnement » d’ EDF, vendu 2 € en librairie et grandes surfaces) le secteur industriel de la production d’énergie électrique n’est responsable que de 5,6% des émissions de GES.
Ce faible pourcentage se comprend, puisque l’essentiel de l’énergie électrique est produit par les centrales nucléaires (85%) et par les barrages hydro-électriques( 5 à 10% selon les années), qui ne dégagent pas de gaz à effet de serre.
Donc les 14000 MW de puissance éolienne installée, programmés pour 2010 réduiront les émissions de GES de 0,03 x 0,056 = 0,00168
Soit 1,68 pour mille !!!
Pourcentage absolument insignifiant, à mettre en balance avec les milliards d’euros du coût de la construction de milliers d’éoliennes en 10 ans pour parvenir à produire 14000 MW installés, soit seulement 2800 MW réellement produits ! Car faute de vent les éoliennes ne fonctionnent que 20 à 25% du temps au maximum, soit 2000 heures par an en moyenne.
Le coût global du programme éolien en France de 2000 à 2010 est évalué entre 15 et 20 milliards d’euros, sa justification officielle étant qu’il doit réduire les émissions de GES : mais on ne dit pas de combien...
La vérité est de… 0,00168 comme on vient de le calculer, autant dire rien !!! On comprend mieux la remarquable discrétion des pouvoirs publics et du lobby éolien, qui préfèrent jeter un voile pudique…
MAIS IL Y A MIEUX, OU PIRE PLUTOT : LE DEVELOPPEMENT DE L EOLIEN, NON SEULEMENT NE REDUIT PAS LES EMISSIONS DE GES, MAIS IL LES AUGMENTE !!
Cela est aisé à démontrer.
On sait maintenant, par l’expérience en la matière de l’Allemagne et du Danemark, confirmée par EDF dans son « Guide Energie et Environnement – E = moins de CO2 , Voir page 45 » que le développement de centaines de parcs d’éoliennes ne fonctionnant que par intermittence 20% du temps et de façon aléatoire, quand il y a suffisamment de vent (ni trop faible, ni trop fort) oblige à suppléer à leurs absences de production d’électricité par des centrales thermiques maintenues en servie à cet effet, alors qu’on croyait pouvoir les supprimer progressivement grâce à l’éolien.
Pire encore : l’Allemagne et la France sont contraintes d’annoncer la construction de nouvelles centrales thermiques rendues nécessaires par la multiplication des éoliennes, fonctionnant plusieurs centaines d’heures par an pour suppléer à des éoliennes qui elles ne fonctionnent que 2000 heures par an en moyenne !
En effet les éoliennes étant disséminées sur presque tout le territoire national, il faut pouvoir disposer de centrales thermiques de complément situées pas trop loin des parcs éoliens, des distances de plusieurs centaines de km rendant les centrales thermiques inutilisables.
Or ces centrales thermiques à énergies fossiles émettent des GES (gaz à effet de serre)!
AUTREMENT DIT LE DEVELOPPEMENT DE L’ELECTRICITE EOLIENNE NON SEULEMENT NE REDUIT EN RIEN LES EMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE, MAIS CONDUIT A LES AUGMENTER, CONTRAIREMENT A LA PROPAGANDE OFFICIELLE !!
Réalité que les pouvoirs publics et le lobby éolien, empêtrés dans leur propagande vantant systématiquement les prétendus avantages de l’énergie éolienne, se gardent bien de diffuser dans les medias !!
Alors qu’en l’absence de développement excessif des parcs éoliens, il suffirait d’augmenter la production d’électricité par les centrales nucléaires existant en France pour satisfaire aux besoins d’électricité.
Sans émissions de GES puisque les centrales nucléaires ne produisent pas de GES, tout comme l’énergie hydraulique.( 90% à 95% de l’électricité produite en France l’est sans émission de GES,grâce au nucléaire et à l’hydro- électricité).
Cela est parfaitement possible, d’autant qu’EDF produit de l’électricité nucléaire en excédent. Elle vend en effet 15 à 20% de son électricité nucléaire aux pays voisins (Allemagne, Pays- Bas, Espagne..) qui avec leurs immenses parcs de milliers d’éoliennes ne parviennent pas à satisfaire convenablement leurs besoins en électricité.
Ces pays sont à la merci de pannes générales par effondrement du réseau faute de production stable et continue d’électricité, comme celle qui s’est produite en Allemagne en novembre 2006.
(Et a été ressentie jusqu’en Bretagne ; les Allemands ont été sauvés grâce à l’injection immédiate d’électricité...nucléaire venant de France !).
De plus en 2012 une première centrale nucléaire de 3ème génération EPR de 1600 MW entrera en service. A elle seule elle produira plus de la moitié de l’électricité effectivement produite (2 800 MW) par les quelques 10 000 éoliennes devant être théoriquement implantées en 2010.
Force est donc de constater que la justification du développement de l’éolien en France par la réduction des GES est relève d’une intoxication, d’une imposture organisées pour le seul profit du lobby éolien.
Contraire à l’intérêt général et ruineux pour les finances publiques, également facteur de hausse du prix de l’électricité et donc d’inflation.
La solution consisterait à se contenter d’un développement de l’éolien à petite échelle, respectant l’environnement et l’habitat existant afin d’éviter de créer des nuisances aux habitants et de défigurer les paysages. Les éoliennes devraient comme en Allemagne être construites dans des zones non habitées, le long des autoroutes, sur des collines, des montagnes.
Les crédits ainsi dégagés seraient consacrés au développement d’autres énergies renouvelables qui ne soulèvent pas les mêmes problèmes que l’éolien : solaire photovoltaïque, thermique, géothermie, biomasse, énergie des mers..).
INUTILITE DE L’ELECTRICITE EOLIENNE : la France en surcapacité de production d’énergie électrique
Mais le plus extraordinaire est que le Parti Vert Européen lui- même reconnaît que la France est en surcapacité de production d’énergie électrique grâce à ses 58 centrales nucléaires !! Voir le site www.eurogreens.org « Commission Energie des verts » « Un EPR qui va faire des miracles » où on lit :
« …la France, en surcapacité de production jusqu’en 2020 au moins… »
Et dans l’étude du même site « Nucléaire : ils ne comprennent rien ! » page 2 (en parlant de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy lors de leur débat télévisé d’avril 2007) :
« …Notre production électrique est amplement suffisante pour des dizaines d’années. On a encore exporté en 2006 63 000 MWh soit la production de 8 réacteurs nucléaires… »
Et cela …grâce à ses 58 centrales nucléaires « souvent inutilisées ou qui parfois brûlent de l’uranium pour rien » (extrait du même site, article « Nucléaire : ils ne comprennent rien ! » page 1)…
Les Verts écologistes oublient dans ce même article de préciser que les éoliennes ne produisent du courant électrique que…20% du temps !
Autrement dit les Verts écologistes reconnaissent ainsi que la France n’a nullement besoin de milliers d’éoliennes pour satisfaire ses besoins en énergie électrique, à court et moyen terme.
Alors pourquoi n’en tirent-ils pas la conclusion logique ? Pourquoi soutiennent-ils la construction insensée et ruineuse de milliers d’éoliennes inutiles ??
L’objectif de 21% d’électricité produite par énergies renouvelables en 2010 fixé par la directive européenne de 2001 peut-il être atteint par la France ?
Il faut d’abord observer que la France n’a pas attendu la directive de 2001 pour se doter de barrages hydroélectriques et d’une usine marémotrice en Bretagne, qui à partir de l’énergie « renouvelable » hydraulique, produisent 5 à 12% de l’énergie électrique consommée en France.(L’usine marémotrice de la Rance produit 7% de l’électricité consommée en Bretagne).
Pour parvenir à 21%, il faut donc y ajouter, selon l’année, 9 à 16% d’électricité produite par voie éolienne, solaire, géothermique, biomasse..
L’essentiel des crédits publics de financement a été jusqu’à présent consacré à l’éolien qui était la solution de facilité, en raison de l’expérience antérieure dans ce domaine de pays comme l’Allemagne, le Danemark, les Etats- Unis, le Canada...qui fournissent 85% des éoliennes implantées en France.
Avec le « succès » que l’on constate : au bout de 6 ans, en août 2007 à peine plus de 1000 MW éoliens ont été installés, au moyen de 1000 éoliennes.
Représentant 1/90 = 1,1% de la puissance électrique globale consommée en moyenne en France.
En réalité 20% de ce chiffre correspond à la puissance électrique réellement produite par ces 1000 éoliennes, soit 0,0022 (2,2 pour mille !) de la puissance électrique totale…
En multipliant la puissance éolienne installée en août 2007 par quatre ( !) on ne parvient qu’à 0,0088 soit 8,8 pour mille !
Autant dire rien ! Et ce ne consacrant à l’éolien plus des deux tiers du budget de subventions publiques des énergies renouvelables…
Les contributions à attendre des autres formes d’énergies renouvelables sont tout aussi dérisoires, même dans les hypothèses les plus optimistes.
C'est-à-dire que l’objectif de 21% d’électricité d’origine renouvelable en 2010 ne pourra absolument pas être atteint.
En revanche pour produire moins de 1% de l’électricité consommée en France on aura d’ici 2010 défiguré les deux tiers de la France en la mitant de centaines de parcs éoliens et de 10 000 monstres éoliens …dont certains commenceront à tomber en morceaux et devront être arrêtés par sécurité pour les riverains, qui en subissent déjà les nuisances !
La fixation du pourcentage de 21% d’électricité de sources renouvelables par l’Union européenne en 2001 pour tous les pays européens était complètement irréaliste et devrait être révisée.
Jean-Paul Martin
