10 juin 2009
Arthus Bertrand et les émissions de CO2
Arthus Bertrand a déclenché un battage médiatique planétaire sans précédent avec la sortie le 5 juin 2009 de son film HOME financé par le milliardaire breton François-Henri Pinault "qui a déboursé 12 millions d'euros".
Dans le Figaro-Magazine du 15 novembre 2008 on lit en couverture " Interview exclusive du prince de Galles: "Il n'y a pas de défi plus urgent que le changement climatique".On apprend notamment dans cet article très fourni :
"L'an dernier le prince Charles a diminué ses émissions de CO2 de 9% dans ses activités.D'avril 2006 à mars 2007 il aurait émis 3 425 tonnes de dioxyde de carbone, principal gaz à effet de serre, mais aurait compensé cette émission en accordant 38 600 euros à Climate Care, qui gère des projets écologiques.pour réduire ses émissions de CO2, Charles a limité ses déplacements en avion et en hélicoptère, mis en place une électricité "verte" à Highgrove et utilisé du biodiesel dans ses voitures officielles."
De son côté le célèbre Arthus Bertrand a parcouru en hélicoptère 54 pays du monde en 2 ans et demi pour réaliser son film HOME, "qui a donné lieu à 500 heures de rush ramenées à 90 minutes pour la télévision" dixit Le Figaro du 5 juin 2009 (NDLR. : pour ceux qui ne connaissent pas le jargon franglais des cinéastes ça doit vouloir dire sans doute "500 heures de "tournage" )..
Cela fait combien de tonnes de CO2 émis par Yann Arthus Bertrand ces deux ans et demi de tournage autour du monde ? Le célèbre écologiste ne nous l'a pas dit ! A comparer avec les émissions de Charles d'Angleterre en 1 an !
François Pinault ne devrait-il pas signer dare- dare un chèque à Climate Care afin de compenser ?
Dans son film Arthus Bertrand déplore la disparition accélérée de nombreuses espèces animales, et il a raison.Mais alors pourquoi donc est- il un fervent supporter des éoliennes industrielles, qui tuent les chauve- souris en masse ainsi que de nombreux oiseaux déchiquetés par leurs pales, et qu'il a à nouveau montrées dans ce film comme mesure exemplaire d'énergie renouvelable à développer ?
Arthus Bertrand ignore-t-il ces méfaits de l'éolien industriel (et bien d'autres) ou fait il semblant pour une raison que nous ne connaissons pas ? Pourquoi ne se soucie-t-il pas des chauve- souris et des oiseaux massacrés par les éoliennes?
Autre remarque : son film critique les cultures destinées à la production de biocarburants (bioéthanol) afin de se libérer de la dépendance du pétrole, au motif qu'elles sont soustraites à l'alimentation des bientôt 9 milliards d'habitants de la planète, dont 2 souffrent de famines.
Or le prince Charles roule justement au biocarburant afin d'émettre moins de CO2 et de se libérer du pétrole honni.
Quel est le vrai écolo, de Charles qui réduit personnellement ses émissions de CO2 en donnant l'exemple ou de Yann qui prône leur réduction en paroles mais les accroît exponentiellement pour ce qui le concerne lui- même ?
06 juin 2009
L'éolien industriel créateur d'emplois ?
Selon les tenants de l'éolien industriel cette "industrie" créerait quelques emplois en France malgré la fabrication à l'étranger de la quasi- totalité des éoliennes industrielles :
- dans les cabinets d'études préliminaires de projets éoliens et d'impacts sonore et paysager : des salariés seraient embauchés pour les réaliser...Ce qui n'est pas démontré.On pourrait aussi bien affirmer que ces études évitent de licencier des salariés de ces cabinets.
- lors des chantiers d'installation des parcs éoliens, les pro- éoliens ne peuvent nier que la main d'oeuvre est généralement étrangère et repart dans les pays d'origine dès le chantier terminé. Aucun emploi créé donc de ce côté. Un pro- éolien m'a soutenu sans rire que ces chantiers créeraient néanmoins des emplois car il faut que la maind'oeuvre étrangère mange dans les restaurants des environs, ce qui y créerait des emplois (!!)
- pour la maintenance des éoliennes une fois installées des postes de techniciens seraient nécessaires : combien ? Selon des pro- éoliens il faudrait 0,5 poste de salarié par (?) mégawatts installés.Qu'en penser ? Ce qui est certain c'e'st que lorsqu'on passe devant un parc éolien on n'y voit jamais personne...(A comparer avec les centrales électriques thermiques, nucléaires, les barrages hydroélectriques...)
Un peu misérable, non ?? Au total ce genre d'"argument" selon lequel l'éolien industriel créerait en France des emplois se révèle pour ce qu'il est : du vent, comme cette soi- disant industrie éolienne qui n'est qu'imposture. Une nouvelle peste des moulins à vent du XXIème siècle dont les pouvoirs publics, aujourd'hui aveugles et sourds, intoxiqués par les écolos,seront bientôt contraints de reconnaître l'inefficacité, la stupidité et les méfaits.
Hélas des dégâts difficilement réparables sauf à détruire 75% des parcs éoliens auront alors été commis depuis 2001, année du début des implantations massives d'éoliennes en France, : massacre des paysages, de l'environnement, du patrimoine culturel et touristique etc;;;
Don Quichotte
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----- Message transféré ----
Alors, il faut poser cette question à ceux qui nous disent que l'éolien est créateur d'emplois en France et que 150 entreprises de chez nous travaillent pour ce secteur : combien de milliards d'euros rapportent les exportations éoliennes françaises ???? Un point, c'est tout. Le reste n'est que mauvaise foi et propagande. J.-P. X..... Laizon Environnement (Pays de Falaise, Calvados) |
15 mai 2009
stages de formation au droit éolien
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EXPERT DE LA FORMATION AU SERVICE DES ENTREPRISES & DES COLLECTIVITÉS LOCALES
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Formations sur catalogue : les Cursus
Sécuriser le montage juridique d'un projet éolien
Du choix du site à la mise en œuvre du permis de construire code 897142
Objectifs
• Identifier les astuces et précautions à prendre dans le montage des projets éoliens.
• Sécuriser juridiquement le projet pour minimiser le risque d'annulation du permis de construire.
• Évaluer les risques d'annulation du permis en cas de recours et adopter la bonne réaction.
Méthode pédagogique
La formation est animée par un avocat qui s'appuie sur la jurisprudence spécifique aux projets éoliens et sur la récente réforme des permis de construire, pour exposer de façon pratique et concrète les précautions à prendre et les astuces permettant de minimiser le risque d'annulation.
Systématiquement ponctué d'exemples concrets issus de la pratique et de la jurisprudence, cette formation s'articule en suivant le déroulement chronologique du montage d'un projet éolien.
Programme
Identifier les précautions à prendre au stade de la détermination du site et du projet
• Le choix du site : intégrer les exigences jurisprudentielles à prendre en compte
Insertion dans l'environnement
Nuisances sonores
Risque pour la sécurité
• La compatibilité du projet avec les règles d'urbanisme
Les règles à appliquer hors PLU ou carte communale
Les zones d'un POS ou d'un PLU susceptibles d'accueillir un projet éolien
La procédure à adopter quand le document d'urbanisme est incompatible
Identifier les règles applicables et leurs valeurs (schéma éolien, ZDE…)
Vérifier les servitudes applicables
• Le calibrage du projet
Définir le nombre de machines, la hauteur..
Jusqu'où aller ?
Maîtriser le dossier de demande de permis de construire
• Connaître la composition du dossier
Les pièces obligatoires
• L'étude d'impact : les points à surveiller
L'analyse de l'état initial du terrain
La justification du choix du site et de l'implantation des éoliennes
Le degré de précision des photomontages, étude de risques, étude de bruit
• Gérer au mieux l'enquête publique
Les règles de publicité à respecter
L'étendue des pouvoirs du commissaire enquêteur
Les droits dont bénéficie le public
• Appréhender l'éventualité d'un permis tacite
Gérer les risques de l'arrêté de permis de construire
• Les vérifications à opérer lors de l'obtention du permis
Les règles d'affichage
La purge du délai de recours des tiers
• Le refus de permis de construire
Une décision contestable
• Le risque de retrait de l'autorisation
Dans quels délais ?
• Les risques d'annulation
Quelques conseils stratégiques en cas de contentieux
• La gestion du risque de caducité du permis
Faire évoluer le projet en toute sécurité
• La modification du projet
Les limites du permis de construire modificatif
• Le transfert de permis
Comment transférer en toute sécurité ?
Peut-on faire un transfert partiel ?
Partage d'expériences : échanges des participants sur leurs expériences de montages de projets éoliens
• SESSION 1 :
18 Juin 2009
ou
• SESSION 2 :
02 Octobre 2009
• PRIX H.T.
865 €
715 € (*tarif spécial)
• ANIMATEUR(S)
Paul-Guillaume BALAŸ Avocat CABINET HUGLO LEPAGE & ASSOCIÉS
| * Tarif spécial réservé au Mairies, Conseils Régionaux, Conseils Généraux, Communautés de communes, Communautés d'agglomérations, Communautés urbaines |
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Ci-dessus une intéressante publicité sur Internet : les opposants aux projets éoliens donnent du fil à retordre aux collectivités locales pro-éoliennes. On leur organise donc des stages de formation juridique sur mesure, et à tarif spécial en plus..
Le CNB (Conseil National des Barreaux) des avocats ne pourrait-il pas, pour oeuvrer dans le sens d'une justice plus équilibrée, organiser aussi des stages de formation pour les opposants aux projets éoliens, à prix spéciaux adaptés à leurs (modestes) moyens ? Ceux- ci sont en effet des citoyens tout aussi honorables et dignes de l'intérêt des avocats que ceux qui peuplent les collectivités locales fanas des éoliennes.
12 mai 2009
Victoire des défenseurs du Cadre de vie au Conseil d'Etat
Le : 12/05/2009
Conseil d’État
N° 318282
Inédit au recueil Lebon
6ème sous-section jugeant seule
M. Schrameck, président
M. Richard Senghor, rapporteur
SCP MONOD, COLIN ; SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO, avocat(s)
lecture du vendredi 6 mars 2009
REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Vu, 1°, sous le numéro 318282 le recours, enregistré le 10 juillet 2008 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, du MINISTRE D’ETAT, MINISTRE DE L’ECOLOGIE, DE L’ENERGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ; le MINISTRE D’ETAT, MINISTRE DE L’ECOLOGIE, DE L’ENERGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE demande au Conseil d’Etat d’ordonner le sursis à l’exécution de l’arrêt du 13 mai 2008 par lequel la cour administrative d’appel de Bordeaux a annulé à la demande de la commune de Montferrand, d’une part, le jugement du 23 mars 2006 du tribunal administratif de Toulouse, d’autre part, l’arrêté du 11 août 2003 du préfet de la Haute-Garonne accordant un permis de construire deux éoliennes sur le territoire de la commune d’Avignonet-Lauragais à la Société Seris Eole SAS devenue la SOCIETE BORALEX AVIGNONNET SAS ;
Vu, 2° sous le numéro 319260, la requête, enregistrée le 5 août 2008 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, présentée pour la SOCIETE BORALEX AVIGNONET SAS, dont le siège est 71 rue Jean-Jaurès à Blendecques (62575) ; la SOCIETE BORALEX AVIGNONET SAS demande au Conseil d’Etat :
1°) de surseoir à l’exécution de l’arrêt du 13 mai 2008 par lequel la cour administrative d’appel de Bordeaux a annulé à la demande de la commune de Montferrand, d’une part, le jugement du 23 mars 2006 du tribunal administratif de Toulouse, d’autre part, l’arrêté du 11 août 2003 par lequel le préfet de la Haute-Garonne lui a accordé un permis de construire ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Montferrand le versement d’une somme de 3000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;
....................................................................................
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de l’urbanisme ;
Vu le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Richard Senghor, Maître des Requêtes,
- les observations de la SCP Rocheteau, Uzan-Sarano, avocat de la SOCIETE BORALEX AVIGNONET SAS et de la SCP Monod, Colin, avocat de la commune de Montferrand,
- les conclusions de Mme Isabelle de Silva, Rapporteur public,
- les nouvelles observations de la SCP Rocheteau, Uzan-Sarano, avocat de la SOCIETE BORALEX AVIGNONET SAS et de la SCP Monod, Colin, avocat de la commune de Montferrand ;
Considérant que le recours du MINISTRE D’ETAT, MINISTRE DE L’ECOLOGIE, DE L’ENERGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE, enregistré sous le n° 318282, et la requête de la SOCIETE BORALEX AVIGNONET SAS, enregistrée sous le n° 319260, tendent au sursis à l’exécution du même arrêt de la cour administrative d’appel de Bordeaux ; qu’il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision ;
Considérant qu’aux termes de l’article R. 821-5 du code de justice administrative : « La formation de jugement peut, à la demande de l’auteur du pourvoi, ordonner qu’il soit sursis à l’exécution d’une décision juridictionnelle rendue en dernier ressort si cette décision risque d’entraîner des conséquences difficilement réparables et si les moyens invoqués paraissent, en l’état de l’instruction, sérieux et de nature à justifier, outre l’annulation de la décision juridictionnelle rendue en dernier ressort, l’infirmation de la solution retenue par les juges du fond... » ;
Considérant qu’aucun des moyens invoqués par le MINISTRE D’ETAT, MINISTRE DE L’ECOLOGIE, DE L’ENERGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE et par la SOCIETE BORALEX AVIGNONET SAS pour demander le sursis à exécution de l’arrêt du 13 mai 2008 par lequel la cour administrative d’appel de Bordeaux a annulé l’arrêté du 11 août 2003 accordant à la société Seris Eole SAS, devenue la SOCIETE BORALEX AVIGNONET SAS, un permis de construire deux éoliennes ne paraît, en l’état de l’instruction, sérieux et de nature à justifier, outre l’annulation de la décision juridictionnelle, l’infirmation de la solution retenue par les juges du fond ; qu’ainsi, le MINISTRE D’ETAT, MINISTRE DE L’ECOLOGIE, DE L’ENERGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE et la SOCIETE BORALEX AVIGNONET SAS ne sont pas fondés à demander le sursis à exécution de cet arrêt ; que, dès lors, les conclusions présentées par la SOCIETE BORALEX AVIGNONET SAS au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées ;
Considérant qu’il y a lieu, dans les circonstances, de l’espèce de mettre à la charge de l’Etat et de la SOCIETE BORALEX AVIGNONET SAS le versement par chacun d’eux de la somme de 1.500 euros à la commune de Montferrand au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;
D E C I D E :
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Article 1er : le recours du MINISTRE D’ETAT, MINISTRE DE L’ECOLOGIE, DE L’ENERGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE et la requête de la SOCIETE BORALEX AVIGNONET SAS sont rejetés.
Article 2 : L’Etat et la SOCIETE BORALEX AVIGNONET SAS verseront chacun une somme de 1.500 euros à la commune de Montferrand au titre de l’article L 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente décision sera notifiée au MINISTRE D’ETAT, MINISTRE DE L’ECOLOGIE, DE L’ENERGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE, à la SOCIETE BORALEX AVIGNONET SAS et à la commune de Montferrand.
Observations. -
Cet arrêt du Conseil d'Etat en date du 6 mars 2009 valide l'arrêt de la cour d'appel administrative de Bordeaux du 13 mai 2008 dans l'affaire des éoliennes d'Avignonet- Lauraguais près de Toulouse, qui a défrayé la chronique médiatique par des photos- choc.
Le Ministre d'Etat de l'Ecologie BORLOO avait cru judicieux de se joindre à la société exploitante des éoliennes litigieuses afin de solliciter un sursis à exécution de la décision de la cour d'appel de Bordeaux.
Le Conseil d'Etat a fort heureusement jugé que le pourvoi du Ministre et de la société exploitante n'était ni sérieux ni fondé pour justifier une invalidation de l'arrêt de la cour d'appel de Bordeaux, montrant ainsi et il faut s'en féliciter, qu'il n'est pas aux ordres du Gouvernement.
L'arrêt du Conseil d'Etat représente donc une nouvelle victoire des défenseurs de l'Environnement et du cadre de vie sur les massacreurs des paysages légués par les générations antérieures, hélas épaulés par le Gouvernement...jusqu'à quand ?.
Parcs éoliens = dépréciation des biens immobiliers
Jugement du tribunal de grande instance d’ANGERS du 9 avril 2009
Ce jugement peut être consulté et téléchargé sur le site http://www/.ventdubocage.net/
La dissimulation à des acquéreurs éventuels de l’existence d’un projet de parc éolien près d’un bien immobilier à vendre est un dol affectant les qualités substantielles du bien à vendre – Le vendeur a l’obligation d’informer loyalement de lui- même d’un projet éolien les acquéreurs éventuels –Une omission de cette information crée aux acheteurs un préjudice en raison de la perte de valeur du bien immobilier, ce qui justifie des dommages – intérêts correspondant à la dépréciation du bien, ici évaluée à 20% du prix de vente – Plus 5000 euros pour préjudice dû au retard de prise de possession du bien.
_______________________________________________________
Ce jugement est une nouvelle décision judiciaire très importante, qui confirme la jurisprudence existante sur la dévaluation des biens immobiliers pour cause de voisinage de parcs éoliens, notamment l’arrêt de la cour d’appel de RENNES du 20 septembre 2007 dont le texte est intégralement reproduit sur ce blog http://www.martin22170.canalblog.com/ en date du 12 mai 2009.
Dans le litige de la cour d’appel de Rennes les vendeurs avaient caché aux acquéreurs l’existence d’un projet de parc éolien tout près de la maison à vendre… Cette dissimulation constitue en droit un dol car si l’acquéreur potentiel en avait été informé avant de signer le compromis, il aurait pu décider de renoncer à cette acquisition ou à tout le moins à en exiger un prix inférieur en raison des nuisances sonores et visuelles prévisibles…
La maison était en effet située à 500m de l’éolienne la plus proche, de 115m de hauteur, d’un futur parc et à 1300m de la plus éloignée. Vendue à 145000 € elle a vu son prix de vente réduit par la cour d’appel de 21% soit 30 000 euros en raison de la dépréciation de sa valeur causée par la proximité du parc éolien.
Les professionnels concernés (notaire, agent immobilier) avaient de plus estimé la dévaluation d’un bien riverain d’un parc éolien entre 21 et 46%...
Dans le présent litige devant le TGI d’ANGERS les faits et la décision ont été les suivants.
· 27/10/2005 mise en vente d’une maison à Tigné au sud d’ANGERS, au prix de 270 000 euros.
La maison ne trouve pas acquéreur.
· 15/05/2007 : octroi par le préfet du 49 d’un permis de construire 6 éoliennes de 121 m de hauteur à 1100m de la maison. Ce projet de parc éolien provoque la formation d’une association de défense des habitants, qui distribue des tracts dans les boîtes aux lettres. Il fait l’objet d’une importante publicité dans la commune, d’une procédure d’enquête publique, d’informations dans la presse locale, de réunions d’information de la population qui déclenchent une polémique. Un recours est introduit devant le tribunal administratif contre le PC de ce parc éolien.
· 20/10/2007 : signature du compromis de vente pour un prix de 180 000 euros.
Les acheteurs les époux A apprennent ensuite l’existence de ce projet éolien... Ils demandent aussitôt aux vendeurs une réduction du prix, que ceux- ci refusent.
· 21/10/2008 : assignation des vendeurs par les acquéreurs devant le TGI d’ANGERS en réduction du prix de 20% (36000 €) pour réticence dolosive car les vendeurs avaient omis sciemment d’informer leurs acheteurs de l’existence du projet de parc éolien.
Les acquéreurs assignent également l’agence immobilière d’Angers en intervention forcée pour co- responsabilité et dol avec les vendeurs. Ils refusent de lui payer les 7110 € d’honoraires réclamés.
Les vendeurs forment un appel en garantie contre l’agence immobilière comme étant co-responsables.
Extraits du jugement :
« Le dol peut être invoqué pour conclure seulement à une réduction du prix et pas seulement à une annulation de la vente. »
« Il est certain que les éoliennes seront visibles de la maison d’habitation des époux A même si toute les fenêtres n’auront pas une vue directe sur les éoliennes. En outre il est vraisemblable qu’une pollution sonore existera, l’implantation des éoliennes étant proche du domicile des époux A. »
« La crainte des nuisances sonores et visuelles provoquée par ces éoliennes et l’incertitude quant à leur impact sur la santé ne peut que rendre difficile la vente de tels biens et entraîner une baisse de prix, et ce contrairement aux affirmations de Monsieur C… qui ne reposent que sur la valeur vénale pure de l’immeuble sans prise en compte de l’aspect psychologique des choses dans le comportement des futurs acquéreurs. »
Le tribunal conclut à une perte de valeur de 20% de sa valeur vénale et alloue donc 36000 € de dommages- intérêts à l’acheteur en réparation de cette perte de valeur.
Plus 5000 € de dommages-intérêts pour le préjudice causé par le retard dans la prise de possession de l’immeuble, causé par l’attitude dolosive des vendeurs.
L’appel en garantie des vendeurs auprès de l’agence immobilière est rejeté. Les vendeurs sont condamnés à payer les 7110€ d’honoraires à l’agence immobilière plus 2000 € à celle- ci au titre de l’article 700 CPC.
Les vendeurs sont également condamnés à payer les dépens, frais de publicité foncière aux Hypothèques et 3000 € aux acquéreurs au titre de l’article 700 du Code de procédure civile.
Au total selon ce jugement, la dissimulation dolosive par les vendeurs de l’existence du projet de parc éolien aux acquéreurs leur coûte :
- 36000 € + 5000 + 7110 + 2000 + 3000 = 53 110 € + les dépens !! soit environ 55000 €
Après de telles décisions qui peut encore prétendre comme l’ont fait sans rire le SER et l’industrie éolienne que le voisinage d’un parc éolien n’entraîne aucune dépréciation d’un bien immobilier ??
Contrairement à ce que n’a cessé de prétendre le très puissant et richissime lobby de l'industrie éolienne (ADEME,SER, promoteurs...),le mitage de l’ensemble du territoire français pratiqué depuis le début de l’implantation des parcs éoliens en 2001 entraîne la dépréciation de très nombreux biens immobiliers partout en France.
Et donc un grave préjudice à des milliers de citoyens qui n’avaient rien demandé, et qui se voient contraints d'en demander réparation en justice. Dans le cadre de procès de plus en plus en plus nombreux.
Il faut cesser ce mitage sans délai ! C’est du reste ce que la Circulaire BORLOO du 26 février 2009 enjoint aux préfets de faire. A eux d’en tirer les conséquences pour les permis de construire en instance des parcs qui « miteraient » encore davantage le territoire national.
Il y a déjà eu assez de dégâts commis.
Jean-Paul Martin
Association GoëloEnvironnement
22170- Tréguidel
Dépréciation des biens immobiliers pour cause de voisinage d'éoliennes...
Cour d'appel de Rennes
ct0015
Audience publique du jeudi 20 septembre 2007
N° de RG: 06/02355
Publié par le service de documentation de la Cour de cassation
REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Quatrième Chambre
ARRÊT No
R.G : 06 / 02355
M. Marcel X...
Mme Eliane Y... épouse X...
C /
Mme Nadine Z... épouse A...
Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours
Copie exécutoire délivrée
le :
à : RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D'APPEL DE RENNES
ARRÊT DU 20 SEPTEMBRE 2007
COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ :
Monsieur Jean-Luc MOIGNARD, Président,
Madame Brigitte VANNIER, Conseiller,
Madame Françoise LE BRUN, Conseiller,
GREFFIER :
Madame Agnès EVEN, lors des débats et lors du prononcé
DÉBATS :
A l'audience publique du 22 Mai 2007
devant Madame Brigitte VANNIER, magistrat rapporteur, tenant seul l'audience, sans opposition des représentants des parties, et qui a rendu compte au délibéré collégial
ARRÊT :
Contradictoire, prononcé par l'un des magistrats ayant participé au délibéré, à l'audience du 20 Septembre 2007, date indiquée à l'issue des débats
****
APPELANTS :
Monsieur Marcel X...
...
29150 CHATEAULIN
représenté par la SCP CASTRES, COLLEU, PEROT & LE COULS-BOUVET, avoués
assisté de Me LE BRAS, avocat
Madame Eliane Y... épouse X...
...
29150 CHATEAULIN
représentée par la SCP CASTRES, COLLEU, PEROT & LE COULS-BOUVET, avoués
assistée de Me LE BRAS, avocat
INTIMÉE :
Madame Nadine Z... épouse A...
...
29150 ST COULITZ
représentée par la SCP JACQUELINE BREBION ET JEAN-DAVID CHAUDET, avoués
assistée de Me Jean-Philippe LARMIER, avocat
I-Exposé du litige :
Par acte authentique du 8 janvier 2004 Madame Nadine Z... épouse A... (Madame A...) a acquis de Monsieur Marcel X... et de Madame Eliane Y... (les époux X...) une maison construite sur un terrain de 37 a 10 ca situé au lieu dit le Vern à Saint Coulitz, au prix de 145 000 €.
Invoquant avoir appris l'existence d'un projet d'implantation d'éoliennes à proximité immédiate de son immeuble, Madame A... a fait assigner les époux X... devant le Tribunal de Grande Instance de Quimper aux fins d'en voir réduire le prix de vente de 50 000 €.
Par jugement du 21 mars 2006, le Tribunal a :
-Vu l'article 1116 du code civil
-Condamné solidairement Monsieur et Madame X... à restituer à Madame Nadine A... la somme de 30 000 € au titre de la réduction de prix de vente de l'immeuble objet de la vente intervenue le 8 janvier 2004 et publiée à la conservation des hypothèques de Chateaulin le 24 février 2004 volume 2004 P no781
-Condamné in solidum Monsieur et Madame X... à restituer à Madame Nadine A... la somme de 1 500 € en application de l'article 700 du nouveau code de procédure civile et à supporter les dépens de l'instance.
Les époux X... ont interjeté appel de ce jugement.
Pour un plus ample exposé des faits, de la procédure, des prétentions et des moyens des parties, la Cour se réfère à la décision critiquée et aux conclusions déposées le 5 avril 2007 par les époux X... et le 25 avril 2007 par Madame A....
II-Motifs :
Il est constant que les vendeurs n'ont pas révélé à l'acheteuse l'existence d'un projet d'implantation d'éoliennes à proximité de l'immeuble vendu, projet qu'elle même a connu au plus tôt au mois de février 2004, selon l'attestation de Monsieur E....
Arguant de leur bonne foi, les époux X... font valoir qu'ils ne saurait leur être reproché de ne pas avoir évoqué l'existence d'un projet hypothétique portant sur un site très étendu.
Il ressort en effet des éléments d'appréciation versés aux débats que le projet était ancien, puisqu'une lettre de l'ancien maire de la commune de Saint Coulitz du 8 novembre 1994 en fait déjà état ; qu'en 1996 le projet a pris corps, l'actuel maire relatant qu'un mât de mesure a été installé le 29 octobre de cette année là.
Cette même attestation démontre que le projet n'a jamais été abandonné et que des actes préparatoires se sont succédé au cours des années 2001 et 2002.
La lettre adressée le 21 avril 2006 aux vendeurs par la société Nass et Wind technologie, chargée de l'implantation des éoliennes, révèle que cette implantation était à tout le moins depuis l'année 2002, prévue à proximité de l'immeuble du Vern, puisqu'elle devait se faire sur le terrain de Monsieur E..., voisin immédiat.
En outre, les époux X... ont reçu une information personnelle au plus tard en fin d'année 2003, ainsi qu'il résulte d'une lettre adressée à Monsieur A... le 12 juillet 2004 par la société Nass et Wind technologie, qui fait référence à une information résultant d'un courrier envoyé en fin d'année 2003, donc à une époque où Madame A... n'était pas encore propriétaire de la maison du Vern.
Ainsi informés d'un projet sérieux et actuel d'implantation d'éoliennes à proximité immédiate de leur immeuble, les époux X... se devaient d'en informer loyalement leur acheteuse.
Cette information était d'autant plus nécessaire qu'il résulte de l'attestation de l'agent immobilier qui a négocié la vente, que Madame A... s'était enquise auprès des vendeurs de l'existence de projets de nature à créer des nuisances, démontrant ainsi son intérêt pour l'environnement de l'immeuble, qui peut être qualifié de rural et calme, malgré la proximité d'une chaussée à quatre voies, puisque l'immeuble en est protégé par une dénivellation importante et par un espace boisé.
Cette attestation peut en effet être prise en considération, en dépit des contestations des époux X... qui estiment que l'agent immobilier ne l'a établie que pour prévenir la mise en jeu de sa propre responsabilité, dès lors qu'ils ne l'ont pas arguée de faux.
Par ailleurs la réticence de l'agent immobilier, à la supposer établie, ne serait pas de nature à exonérer les vendeurs des conséquences découlant de leur propre dissimulation.
En toute hypothèse, l'information à laquelle ils étaient tenus aurait dû être spontanée, l'implantation d'éoliennes n'entrant pas dans le champ habituel des interrogations que formule un acheteur normalement diligent et son impact, qui fait l'objet de controverses ainsi que le démontrent les documents produits tant par Madame A... que par la société Nass Wind elle-même, devant pouvoir être évalué par l'acheteur préalablement à sa prise de décision quant au principe de l'achat du bien et quant à la fixation de son prix.
Il est donc établi que la réticence des vendeurs était intentionnelle et qu'elle a été déterminante de l'erreur qu'a commise l'acheteuse sur les qualités substantielles du bien acquis.
Les éoliennes, dont il est désormais certain qu'elles seront élevées puisque le permis de construire a été délivré, auront une hauteur de 115 mètres et la plus proche sera construite sur le terrain voisin de la propriété de Madame A... à 500 mètres de la maison, les trois autres, distantes de 720,1005 et 1300 mètres, suivant le relief du Menez Trobois.
Elles seront donc parfaitement visibles de la propriété de Madame A....
En outre un impact sonore existera, bien que l'émergence, (qui est définie par la différence entre le niveau du bruit des éoliennes et le niveau du bruit ambiant) soit prévue pour être conforme aux normes applicables et que la société Nass Wind ait pris des engagements particuliers en faveur de l'immeuble de Madame Dupré.
Selon les attestations du notaire et de l'agent immobilier consultés par Madame A..., il en résultera une dépréciation de l'immeuble qu'ils estiment entre 28 et 46 % de sa valeur actuelle et les époux X... ne rapportent pas la preuve contraire en produisant une étude réalisée dans l'Aude, qui ne conduit d'ailleurs à aucune certitude, la présence d'éoliennes y étant jugée tantôt indifférente, tantôt favorable au marché immobilier, tantôt néfaste.
En considération des éléments d'appréciation fournis par les deux professionnels de l'immobilier de la région de Briec de l'Odet, mais également des efforts particuliers consentis en faveur de l'immeuble du Vern par la société Nass Wind, la réduction du prix de 30 000 € accordée à Madame A... par le Premier Juge apparaît particulièrement pertinente et sera donc confirmée.
Monsieur et Madame X... qui succombent supporteront les dépens de l'instance d'appel et verseront à Madame A... une somme de 1 500 € en application de l'article 700 du nouveau code de procédure civile.
-Par ces motifs :
LA COUR :
-Confirme le jugement déféré
-Déboute les parties de leurs demandes plus amples ou contraires
-Condamne in solidum Monsieur Marcel X... et de Madame Eliane Y... à payer à Madame Nadine Z... épouse A... la somme de 1 500 € en application de l'article 700 du nouveau code de procédure civile
-Les condamne in solidum aux dépens qui seront recouvrés conformément à l'article 699 du nouveau code de procédure civile.
Le Greffier, P / Le Président empêché,
B. VANNIER
Décision attaquée : Tribunal de grande instance de Quimper du 21 mars 2006
08 mai 2009
Une éolienne perd une pale !!
27 avril 2009
Reçu ce mail :
14:38 - lundi 27 avril 2009
Une eolienne du parc de Clitourps perd l'une de ses pales
En milieu de matinee, plusieurs témoins ont donne l'alerte: une éolienne du parc de Clitourps etait en train de perdre une de ses pales et continuait a tourner. Un périmetre de securité a ete mis en place le temps de l'intervention de la société exploitant ce parc, qui avant toute chose, a stoppe l'eolienne. La pale a fini par tomber peu apres. Reste maintenant a determiner l'origine de l'incident.
Plus d'informations demain dans Ouest-France
...Et après nos pro- éoliens de service viendront encore nous raconter en se gaussant qu'il n'y a aucun danger avec leurs éoliennes qu'ils aiment tant !
Je leur conseille d'aller en vacances aux îles...Eoliennes, archipel volcanique situé au nord de la Sicile !
La circulaire BORLOO du 26 février 2009
Du nouveau dans la politique éolienne de l’Etat
Le 26 février 2009 le ministre de l’Ecologie BORLOO et la nouvelle secrétaire d’Etat à l’Ecologie JOUANNO ont adressé à tous les préfets une Circulaire relative à la planification du développement de l’énergie éolienne terrestre
http://www.environnementdurable.net/documents/pdf/Circ2602091.pdf
où l’on peut lire notamment (les passages soulignés le sont dans la Circulaire) :
« …le Gouvernement souhaite favoriser un développement à haute qualité environnementale des énergies renouvelables. Ainsi le développement des éoliennes doit être réalisé de manière ordonnée, en évitant le mitage du territoire, de sorte à prévenir les atteintes aux paysages, au patrimoine et à la qualité de vie des riverains. »
Suivent des développements consacrés à un projet de loi issu du Grenelle « 1 » de l’Environnement, ayant pour objet la création de schémas régionaux des énergies renouvelables dans le cadre desquels doivent être délimités « des zones dans lesquelles les parcs éoliens seront préférentiellement construits. » et « la concertation locale et le cadre réglementaire de l’éolien seront améliorés. »
« Sans attendre l’examen de ce projet de loi (…) nous vous demandons d’engager dans les meilleurs délais l’élaboration du volet « énergie éolienne » du schéma (…) A cette fin vous constituerez une instance de concertation tripartite, qui regroupera de manière équilibrée l’ensemble des parties intéressées : collectivités territoriales (…) professionnels de l’éolien, associations de protection de l’environnement, associations de protection du patrimoine et du paysage (…) ».
« Vous vous attacherez, après une concertation approfondie, à établir un document de planification recueillant un consensus aussi large que possible. Ce document s’attachera à géoréférencer les zones dans lesquelles les parcs éoliens seront désormais préférentiellement construits. » (…) « Vous tiendrez compte des zones de développement éoliens déjà approuvés.
Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous faire parvenir un point d’étape avant le 15 septembre 2009, dans la perspective d’une finalisation de ce document de planification avant le 31 décembre 2009. »
Ainsi le Gouvernement reconnaît enfin ce que les associations de défense anti- éoliennes ont dénoncé sans relâche depuis 7 ans et qui a été et est encore contesté systématiquement par les maires et les promoteurs éoliens dans l’indifférence générale :
· Le massacre des paysages et du patrimoine culturel de la France,
· Les atteintes au patrimoine immobilier des riverains,
· et à la qualité de vie générées par les parcs éoliens inconsidérément implantés trop près des habitations.
C’est une importante victoire dans la lutte contre le fléau éolien,un virage stratégique important du Gouvernement : pour la première fois depuis le lancement en France en 2001 de l’implantation de parcs éoliens industriels dans le plus grand désordre, imposés en force par une coalition des pouvoirs publics, des élus locaux et de l’industrie éoliennes contre les populations riveraines traitées avec le plus grand mépris, le gouvernement reconnaît officiellement la nécessité de prendre en compte les avis des populations concernées et les atteintes causées par ces centrales électriques éoliennes au paysage, au patrimoine et à la qualité de vie des riverains.
Il en déduit qu’il faut désormais éviter le « mitage » du territoire national par une dispersion des parcs éoliens sur celui-ci, et donc leur concentration dans des zones préférentielles à identifier.
C’est l’un des points essentiels que les associations de défense et de protection de l’environnement s’évertuaient à revendiquer depuis des années.
Avancée qui prouve que leur long combat n’a pas été vain.
Il importe de réaffirmer que les populations vivant dans les zones visées par des projets éoliens ont droit à un cadre et à une qualité de vie normaux, au même titre que les autres citoyens de ce pays.
Mitage dont Nicolas HULOT lui- même avait indiqué dès 2006 qu’il fallait absolument l’éviter pour préserver les paysages de France, massacrés par une dispersion inconsidérée des parcs éoliens déjà installés. Nicolas HULOT recommande de concentrer les parcs éoliens sur les friches industrielles, ce qui est une excellente idée. Friches auxquelles pourraient être ajoutées de nombreuses zones industrielles.
Un exemple : dans la vallée du Rhône on peut observer deux éoliennes industrielles tout près des tours de refroidissement de la centrale nucléaire du Tricastin. A cet endroit elles ne gênent personne car il n’y a pas de riverains à moins de 3 km, et elles ne portent pas trop atteinte au paysage.
Dans ces zones préférentielles les atteintes nuisibles au paysage, au patrimoine et à la qualité de vie des riverains seront minimales. Avec hélas en contrepartie un accroissement de la puissance installée des parcs annoncé par la Circulaire BORLOO, afin d’atteindre l’objectif fixé par le gouvernement pour 2020 : 20 000 MW de puissance éolienne installée correspondant à environ 8000 éoliennes.
Soit une multiplication par 5 du nombre et de la puissance des éoliennes industrielles existant en février 2009…
La conséquence logique de cette Circulaire devrait être un moratoire suspendant toute nouvelle installation et tout nouveau permis de construire de parc éolien dans l’attente des schémas de développement et des zones préférentielles à identifier. Et ce en raison des énormes dégâts déjà infligés au paysage français et au patrimoine touristique et culturel de la France par les centaines d’implantations sauvages de parcs éoliens réalisées depuis 2001 à travers tout le territoire…
Un seul exemple de saccage du territoire parmi des centaines : depuis les terrasses du château historique du XVIème siècle classé de Grignan (Drôme) on aperçoit au loin les mâts et les rotors d’un parc éolien industriel… co- visibilité officiellement prohibée et qui aurait dû entraîner le rejet du permis de construire.
Cette circulaire ministérielle représente une victoire importante dans la lutte anti- éolienne. Car les préfets sont astreints dès à présent à tenir compte de ces instructions ministérielles pour les projets en attente de décision de permis de construire, et qui à l’évidence sont des exemples du mitage proscrit du territoire.
S’ils n’en tiennent pas compte, les associations de défense et de protection de l’environnement en tireront les conséquences.
Le combat anti- éolien doit être poursuivi sans relâche. Les défenseurs de l’environnement, du patrimoine culturel de la France et de la qualité de vie ont gagné une bataille contre le lobby éolien massacreur des paysages ; ils n’ont pas encore gagné la guerre.
16 février 2009
91% de Français favorables à l'éolien ? DU VENT !!
Le sondage de l'ADEME de 2005 ( Voir l'adresse ci-dessous en fin de cette Note, du site pour ceux qui veulent le télécharger Sondage_Opinion_des_Français_Harris.pdf ) est constamment martelé par les professionnels de l'intox dans le camp pro- éolien. Avec une petite variante : "90%" au lieu de "91%" ! Sur ces 90 ou 91% près de la moitié soit 45% sont des citadins, habitant le région parisienne et des villes de 100 000 habitants...où ils ne voient jamais d'éoliennes industrielles...Et ne risquent pas d'en avoir...Qui propose d'en implanter sur la Butte Montmartre, sur les Champs- Elysées, aux Tuilerie, au Bois de Boulogne à Paris ?? Ou place Masséna à Nice ?? Devant la cathédrale de Strasbourg ?? Le long de la Garonne à Bordeaux ? On leur dit que c'est utile, que ça réduit les émissions de CO2 - un mensonge grossier mais que les ignorants ne peuvent démasquer - que ça produit de l'électricité....au fin fond de la cambrousse, chez les bouseux. Alors en quoi ça peut les gêner, les habitants des villes, pourquoi seraient-ils contre ? ..Mais quand on fait des référendums locaux dans les communes visées par les éoliens assoiffés de profits , quand on fait des sondages dans les régions rurales réellement concernées, c'est un tout autre type de résultats ! Des 59%, 78%, 82% contre ces maudits engins diaboliques qui nous empoisonnent la vie et surtout ceux qui les veulent ! Eoliens aveuglés par la cupidité tels des P.-DG de banques aidées par l'Etat, un peu d'honnêteté intellectuelle, un peu de décence.Vos soi- disant 90% "pour"? De l'intox pure et simple, un mensonge éhonté. La vérité c'est 80% des gens concernés contre quelques milliers d'élus locaux, d'agriculteurs qui louent leurs champs pour 5000 euros par éolienne, de personnels de cabinets d'études et de promoteurs-fabricants étrangers soutenus par le gouvernelment aux ordres des Verts et écolos ( 4% du corps électoral, une minorité agissante et bruyante) |
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23 janvier 2009
Comment en France un seul homme peut imposer une centrale électrique éolienne dans sa commune
COMMENT EN FRANCE UN MAIRE PEUT A LUI SEUL FAIRE CONSTRUIRE UNE USINE EOLIENNE
On sait que depuis les lois sur la décentralisation les maires bénéficient de pouvoirs considérables, notamment en matière de permis de construire.
Mais ce qui est plus difficile à concevoir pour un citoyen de base, c’est que dans la France de 2008 un maire peut à lui tout seul décider de faire construire dans sa commune un parc d’éoliennes industrielles géantes formant une véritable centrale électrique, en se passant de l’autorisation de son conseil municipal et contre la volonté de la majorité de ses administrés !
En effet aussi incroyable que cela paraisse, la législation actuelle ne fait aucune différence entre une demande de permis de construire d’éoliennes industrielles de 150m de hauteur à 500m d’habitations d’un village et une demande de permis de construire d’une maison d’habitation ou d’un bâtiment ordinaire !!
Donc pas de distance minimale imposée avec des habitations ! De sorte que le maire peut faire déposer « en douce » à l’insu de tout le monde à commencer par son propre conseil municipal, la demande de permis de construire d’éoliennes géantes comme si c’étaient des bâtiments ordinaires !
Quant à la distance minimale entre des éoliennes et des routes ou autoroutes, le texte de référence est une loi Barnier du 2 février… 1995 qui fixe cette distance à 75m pour des routes ordinaires (départementales et nationales) et à 100m pour des autoroutes et voies express. Or en 1995 il n’existait pas en France d’éoliennes industrielles, de sorte que ce type de construction n’avait pas à l’époque été envisagé par le législateur, qui ne pouvait imaginer près de routes ou d’autoroutes des constructions dépassant 50m de hauteur soit l’Arc de Triomphe de l’Etoile à Paris !
De sorte que cette loi est évidemment inadaptée, dépassée face à la construction d’éoliennes industrielles.
En effet la hauteur et l’envergure des éoliennes industrielles n’a cessé d’augmenter : les premières ont été construites en France en 2000 et leur hauteur était de 40 à 50m. Puis on est passé à 70m, 80m, 100m, 120m et en 2008 on est à 150m de hauteur avec des rotors de 90m de diamètre !! Il est question d’accroître encore cette hauteur démesurée afin de gagner de la puissance.. Sur mer les éoliennes off-shore sont encore plus gigantesques : 200m actuellement.
Comment peut- on admettre qu’une distance de 75m entre une route ou de 100m entre une autoroute et une éolienne de 150m de hauteur serait suffisante en regard des exigences de sécurité ?
ABSURDE et IRRESPONSABLE !
Autrement dit pas de réglementation spéciale pour la construction d’un parc éolien, qui de façon absolument incompréhensible n’est pas légalement considéré comme une installation industrielle ! Alors qu’il constitue une véritable centrale électrique dont ses constructeurs vantent la puissance installée, donc une installation industrielle. Qui comme telle devrait pourtant logiquement ne pouvoir être implantée que dans une zone industrielle !
Vide juridique incroyable : aucun texte officiel n’impose une distance minimale à respecter entre des éoliennes de plus en plus monstrueuses (150m de haut, rotors de 90m) et des habitations !!
Encore plus stupéfiant : aucun texte officiel, national ou local n'exige la réalisation d'un périmètre de sécurité fermé par une clôture autour des éoliennes ! On attend que des gens se fassent tuer par des chutes de morceaux d'éoliennes qui se détachent ! Pourquoi s'en faire, tant que cela n'est pas arrivé !!
On trouve ainsi à travers la France des éoliennes géantes implantées à 300m, 380m de maisons habitées, dont la vie de leurs habitants est devenue dès lors un véritable enfer…ce dont les promoteurs et leurs séides les maires affidés se f… complètement. Uniquement préoccupés qu’ils sont par les juteuses retombées financières de c es machines diaboliques.
Business is business !
A-t-on installé des centrales nucléaires ou thermiques à 500m d’habitations ?? Que diraient les maires fanas d’éoliennes si on installait des réacteurs nucléaires ou des éoliennes à 500m de leurs domiciles personnels ?... Car loin de donner l’exemple en venant habiter au pied de leurs chères éoliennes, comme par hasard ils prennent toujours bien soin de les faire implanter le plus loin possible de chez eux !
"Faites c’que j’vous dis, pas c’ que j’fais" !
L’histoire suivante, strictement imaginaire il va de soi, montre comment un seul homme, maire de sa commune (rurale, en ville le problème ne se pose pas...) peut faire souffler un vent de folie sur sa commune et procéder pour imposer à celle- ci un parc éolien contre la volonté de la population.
Excepté ses proches et amis évidemment, et les adjoints qu'il a nommés au conseil municipal et sur lesquels il détient un puissant moyen de pression : leur révocation s’ils n’étaient pas d’accord. De même pour les conseillers municipaux de sa majorité, qui savent qu’ils seront marginalisés et perdent toute chance d’être nommés un jour maire- adjoint s’ils s’opposent au projet.
Avertissement : Il faut insister sur le fait que dans l’histoire qui suit, toute coïncidence avec des personnages ou des faits réels serait purement fortuite. Car tout est imaginaire, mais possible grâce aux vides juridiques actuels en France en matière d’éoliennes industrielles et au soutien des pouvoirs publics au lobby éolien.
Il était une fois un petit village bien tranquille, dont les habitants coulaient des jours paisibles dans un décor champêtre, jusqu’au jour où…
Sur un accord de principe de son conseil municipal pour lancer une étude de projet éolien dans la commune, le maire fait exécuter les études diverses nécessaires (étude d’impact sonore, étude technique, étude paysagère…).
Puis, une fois ces études effectuées, sans en avertir son conseil municipal et sans lui demander une délibération avec vote préliminaire d’approbation de ce projet ainsi défini, le maire fait déposer en catimini la demande de permis de construire de cette usine électrique de plusieurs éoliennes de 120m de hauteur.
- Deux mois après la population de la commune apprend par un journal local qu’un permis de construire des éoliennes géantes a été déposé.
- Un mois après la diffusion de cette information stupéfiante qui met la commune en ébullition (les éoliennes seraient à 500m des premières maisons), des habitants demandent au maire d’organiser un référendum local afin de permettre à la population de se prononcer sur ce projet éolien, qui s’il est réalisé va en effet bouleverser son environnement.
Compte tenu de la réglementation officielle en matière de référendum local et des contraintes de calendrier, la tenue de ce référendum est parfaitement possible pour peu que le maire n’attende pas trop longtemps avant de donner sa réponse.
Le maire répond d’abord en laissant croire qu’il est favorable à la tenue de ce référendum…les braves villageois attendent patiemment en faisant confiance à leur maire, qui ne saurait c’est sûr leur préparer un coup de Jarnac... Il attend alors deux mois avant d’annoncer qu’il n’est pas possible matériellement d’organiser référendum « pour des raisons de calendrier… car il est désormais trop tard pour que ce référendum puisse avoir lieu » en raison des impératifs réglementaires de calendrier !...Entretemps quelqu'un voyant le temps s'écouler lui avait rappelé qu'il ne restait qu'une semaine pour décider d'organiser ce référendum...peine perdue !
Le tour est joué ! Pas de référendum donc.
Refus confirmé ensuite au conseil municipal.
Ce même conseil décide, assez bizarrement, de ne pas se prononcer pour ou contre ce projet éolien « tant qu’il ne dispose pas des éléments d’information nécessaires »…alors que les études d’impact sonore, paysagère et technique du promoteur ont été faites l’année précédente et remises en mairie depuis longtemps...
- Un mois après un tract de la mairie annonce de futures réunions publiques de concertation…quand les éléments d’information seront disponibles…
Le maire organise plusieurs mois après une réunion publique de concertation sur son projet, préparée dans le plus grand secret mais annoncée à la population au dernier moment... ce qui ne laisse pas aux opposants le temps de s’y préparer. De plus nombre de supporters pro- éoliens viennent à cette réunion de communes environnantes, en garnissant la salle de réunion avec mission d’entraver les prises de parole des opposants.
Ce qui fait croire aux journalistes présents, qui rendent compte de la réunion dans leurs journaux, que le projet éolien jouit d'une large approbation des habitants de la commune…Bien joué !
- Un vent de fronde se lève alors dans le village transformé en Clochemerle, divisé en deux camps hostiles qui s'invectivent furieusement : pro- éoliens et anti- éoliens. Des slogans sont peints sur la chaussée, des banderoles apparaissent..Les pro- éoliens toisent leurs contradicteurs d’un air hargneux, parfois les insultent…Une association locale de défense organise une pétition demandant le retrait du projet, qui réunit de nombreuses signatures .
- L’enquête publique est déclenchée et conduite à son terme sans qu’à aucun moment le conseil municipal n’ait voté son approbation au projet d’usine éolienne !
Les Préfets sont soumis à de fortes pressions du Gouvernement afin qu’ils délivrent des quotas imposés de permis de construire des usines éoliennes… pour atteindre l’objectif officiel du Grenelle de l’Environnement de 23% d’énergies renouvelables à l’horizon 2015.
- Le Préfet délivre le permis de construire la centrale éolienne.
Les riverains et opposants maudissent le maire qui les a si bien joués.
« Que Dieu le punisse ! Qu’il emporte ses éoliennes avec lui en enfer ! » se disent-ils entre eux. Ils s’apprêtent à subir les nuisances de ces monstres qu’on va ériger près de chez eux et une forte dépréciation de leurs biens immobiliers (dépréciation confirmée par un arrêt du 10 septembre 2008 d’une cour d’appel).
Il ne leur reste plus qu’à payer…de leur poche les frais d’un procès devant le tribunal administratif s'ils en ont les moyens et le courage.
Opinion_des_Francais_Sondage_Harris.pdf